Lettre à ma … euh, comment dire … « famille », révélations

13 03 2011

Tout d’abord, bonjour.

Par cette lettre, je viens régler certains détails. Qui m’ont fortement fâchés, qui m’ont laissé un goût amer de ce que doit (enfin, devrait serait plus exact) être une famille.

J’avoue avoir été déçu. Plus que déçus. Par vous tous. Depuis le décès de maman, je n’ai pas eu beaucoup de vos nouvelles. Je me demande si un instant, un seul instant, vous vous êtes demandés si j’allais bien. J’ai d’abord essayé de garder le contact avec ceux qui étaient le plus proche d’elles. Mais, parce qu’il y a un mais, il se trouve que c’était toujours moi qui faisait les démarches. Les appels se sont distancés au fil des mois, pour finir par devenir inexistants.  Et puis, je me demande si vous vous rendiez compte que c’est à ce moment que j’aurais eu le plus besoin de vous tous. Sauf que mes factures, c’est moi qui les payait. Vous auriez pu prendre ça en considération, et peut-être ne pas simplement vous dire que j’avais besoin de calme, d’être seul. Parce que ça c’est archi-faux. Je sais très bien que pour certains, la condamnation de mon frère pour viol, ça vous a rebuté. Et vous nous avez mis dans le même sac, certainement. Chose que je ne comprends absolument pas. Pourquoi vous avez fait ça? J’ai arrêté de chercher à comprendre. C’est ainsi. Il n’en sera pas autrement.

 

Autre détail qui m’a fait chier (et plutôt dans le genre radicalement chier) : lors du décès de Pépé, en 2007. Vous avez été suffisamment « gentils et aimables » pour me prévenir. Oui, ok. C’est déjà ça de pris. Là où j’ai carrément moins apprécié votre attitude, c’est quand vous m’avez dit de me démerder pour venir à l’enterrement, que vous n’auriez pas le temps de venir me chercher. Ouais, là, je l’ai carrément mal pris en fait. Mais comme toujours, j’ai fermé ma grande gueule pour ne pas heurter vos sensibilités. Surtout que le lendemain, vous avez « étrangement » trouvé le temps devenir chercher le livret de famille pour faire certains papiers. J’avoue, je l’ai toujours en travers de la gorge. Et soyez certains que je ne vous le pardonnerai jamais. Parce que c’était à vous de venir me chercher pour y aller. Pas à moi de solliciter des amis qui avaient cours. Oh, je sais, vous devez certainement penser que aller sur la tombe de Pépé, je n’y jamais allé depuis. Ben, sachez pour que ça, c’est raté. J’y suis allé. Ben ouais, vous l’avez dans le cul.

Déjà que pendant le peu de temps qu’ont continué les relations familiales après le décès de Maman, vous n’aviez cesse de me reprocher de ne pas aller souvent au cimetière. Mais, bordel de merde, on ne vit pas pour les morts. On vit pour nous. Ce n’est pas parce que l’on ne va pas au cimetière que l’on ne pense pas aux disparus. Faut arrêter quoi.

 

D’ailleurs, tant qu’à faire une « belle » lettre, j’aurais une autre chose à vous dire. Quelque chose qui me concerne et dont je me doute que vous n’avez probablement rien à foutre,  ou pour laquelle vous allez me prendre pour un taré.

Vous m’avez tous connu en tant que L****, en tant que « femme », mais jamais bien dans ma peau. Sachez donc que j’ai décidé d’y remédier. Oui, tout au fond de moi, j’ai toujours été un homme. Un mec. Vous m’avez souvent reproché d’être un « garçon manqué ». Ben pour une fois, vous n’aviez pas tout à fait tort. Par conséquent, j’ai entamé des démarches pour rectifier cet état de fait, et ayant pour but d’acquérir l’état-civil qui correspond à mon ressenti. Et pour ça, vous ne pourrez rien faire. Vous pourrez toujours penser ce que vous voudrez, vos opinions, vous pouvez vous les carrer dans l’oignon. Sachez aussi que je ne suis pas fou. Mon psy l’a confirmé, et est totalement OK pour que j’aille plus loin dans ces démarches. Qui sont entamées et dont j’attends la suite avec impatience.

Et tant qu’à faire, même si je sais que vous n’en avez rien à foutre, que le prénom que j’ai choisi, c’est Hadrien. Si par hasard vous souhaitez reprendre contact (bien que j’en doute plus que fortement, venant de vous), c’est comme ça que mes amis m’appellent. Et que c’est comme ça que je veux qu’on m’appelle. L’autre prénom, je ne l’ai jamais supporté, ce n’était pas moi.

 

Voila, j’ai enfin dit ce que j’avais à vous dire. Je vous laisse méditer sur tout ça. Bande de truffes.


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4 réponses à “Lettre à ma … euh, comment dire … « famille », révélations”

  1. 13 03 2011
    Pat (20:54:02) :

    super lettre émouvante et pleine d’émotion ….
    t’as bien raison mon p’tit ouddha de dire se que t’a a dire et se que tu ressens… comme je te comprends….
    tu sais la famille on la subit…mais ses amis ont les choisis…
    courage à toi Hadrien JTD comme tu es bisous

  2. 14 03 2011
    Stéphanie (10:28:38) :

    Une lettre claire et franche… mais je me pose une question : ont-ils la possiblité de la lire ?

    Pour ce qui est des visites au cimetière, je suis comme toi. Je vais très rarement vers la tombe de ma maman. Parce que c’est juste un bout de terre et que ma maman est ailleurs.

    C’est bien que tu ailles au bout de ton projet, Hadrien. C’est comme cela que tu trouveras ta véritable place. Par contre, je suis désolée pour toi que tu ais une famille pareille.

  3. 14 03 2011
    hadrienblog (10:50:40) :

    Stéphanie. La lire sur le net? Non, ils n’en auront pas la possibilité.

    Je vais aller la déposer sur la tombe. ça va me faire mal, mais je n’ai pas le choix. En laissant des instructions suffisamment claires pour que TOUT le monde puisse l’avoir entre ses mains, au moins une fois. Il n’est pas question que je la leur envoie par la poste. Déjà, ça me ferait des frais de timbre (et j’ai un peu autre chose à faire avec l’argent que j’ai, comme acheter à manger, par exemple) et en plus ça pourrait leur donner une indication sur ma localisation précise.

    Et puis je préfère la déposer sur la tombe, pour ne pas voir leurs sales tronches. Et surtout éviter un bain de sang. Car je ne saurais probablement pas contrôler les sentiments de colère et de haine qui risqueraient de remonter si je devais les avoir en face de moi.

    Et il faut dire que mon projet, c’est pas uniquement un but, une volonté. C’est une nécessité. Parce que quand je vois comment je suis tous les mois pendant « THE » mauvaise période, je me hais du plus profond de mon être,
    j’en deviens détestable, lourd, chiant, je prends la moindre petite chose sans importance avec des proportions pires que démesurées. Et je n’arrive pas à contrôler.

    Oh, tu sais, tu n’as pas à être désolée que j’ai une « famille » comme ça. Ils sont comme ça, c’est tout, j’y peux rien.

  4. 15 03 2011
    Raphaël (20:28:11) :

    Hello mon gars,

    J’ai pas trop le temps ce soir parce que je suis tellement fracassé que je compernd pas toujours ce que je dis moi-même. Juste voilà, je t’ai lu et ce que j’ai à te dire, je te le dirais ailleurs, tu t’en doutes.

    J’ai juste lu ton commentaire tout à l’heure et je viens rebondir dessus avant d’aller manger et sans doute me pieuter.

    Pour la lettre, tu peux l’envoyer sans affranchissement et sans donner ton adresse. Tu connais pas le principe ? J’ai déjà fait le coup. Tu écris sur l’enveloppe l’adresse du destinataire, et tu n’écris SURTOUT pas derrière ton adresse ( sinon, on va te la renvoyer à toi xD ). Et tu poste SANS mettre de timbre…

    La lettre arrivera chez le/la destinataire, et le facteur lui demandera les 1euros48 du timbre qu’elle devra payer pour avoir la lettre. Et voilà.

    Bref, sur ce je vais manger un bout et surement dormir. J’espère que ça roule mon pote^^

    La bise !

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